Myriam est née le 29 juin 1999 et a l’âge de 4 mois  ont nous a  appris que notre fille était atteinte de la maladie de Mucolipidose type 2 .C'est une maladie qui est incurable et ne laisse que 10 années d’espérance de vie. Une maladie rare qui atteint 1 enfant sur 80 000 selon les statistiques*et le risque qu’un enfant  sur quatre naisse avec cette maladie lorsque les deux parents sont porteurs du même gène.

 

Quand nous avons appris cette  terrible nouvelle nous ne voulions pas le croire  et je me souviens avoir dit à mon conjoint Patrick (tiens toi prêt a surmonter cette épreuve car ca va être extrêmement difficile) Quand tu apprends une nouvelle comme celle la, tu te dis en premier temps :   Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon dieu pour avoir une épreuve comme celle la?

 

C'est la que tu réalise comment la vie peut être injuste et tellement fragile et que rien nous appartient vraiment dans ce monde, même nos propres enfants.

 

Pour moi, ce qui ma beaucoup aider à traverser cette épreuve, ce sont mes croyances, je me suis tournée vers mon Dieu même si je lui en voulais un peut, sans lui je ne crois pas avoir été capable  de surmonter tout ca.

 

Je sais que ce n'est pas pareille pour tout le monde et que chaque personne ont leur croyance, mais pour moi j'avais rien à perdre, je devais m’accrocher à quelqu’un, à quelque chose. Aujourd'hui je reprends gout à la vie et je m'en suis sortir grâce a lui, car il m'a aidé à passer au travers de cette épreuve.

 

 Tout au long de sa maladie, Myriam a été un petit ange, elle souriait toujours et elle donnait beaucoup d'amour à ceux qui l’entouraient, elle nous a fait connaitre  ce que c'étais vraiment l'amour, un amour sincère et sans méchanceté. Myriam ne se plaignais jamais, elle n’a jamais démontré les terribles souffrances qu’elle devait endurer, on dirait qu'elle  voulait nous épargner en ne démontrant pas qu’elle soufrait vraiment.

 

Notre petite fille était vraiment formidable, tellement courageuse et jamais nous ne l’oublierons. Sa présence nous manque beaucoup mais ont se dit aujourd'hui, elle est libérée de ce corps dont elle était prisonnière, que ses souffrances sont terminées. La ou elle est, elle peut marcher, danser, rire et jouer comme un enfant normal. Notre consolation c'est qu'un jour nous nous reverrons et que plus jamais nous seront séparées. Je sais que ce n'est pas facile mais il faut s'accrocher a la vie, il y a encore d'autre belles choses que la vie nous réserve. Il y a nos autres enfants, notre vie de famille, nos ami(e) et tous ceux qui nous aiment et qui nous ont supporté tout au long de cette épreuve et qui continuent de nous supporter encore aujourd’hui.

 

 Quand Myriam est décède le 1er août 2001, j'étais enceinte de 3 mois et je me suis  accrocher a ce petit être qui vivait en moi, par chance l'enfant que je portais était en santé et nous lui avons donné comme nom Angelica. Un beau cadeau envoyé du ciel. Aujourd'hui je ne voie plus la vie de la même façon qu’auparavant, J’essais de donner le plus d'amour a ceux qui m'entourent et j’essais d'aider mon prochain du mieux que je peux.  Myriam a été pour nous une belle histoire d'amour que jamais nous ne pourrons oublier.

  

                 Ta maman, ton papa et  tes deux petites sœurs

                                                   qui t'aiment xxxx 

                                   

* les statistiques ne sont pas nécessairement la vérité, ici au Québec nous connaissons plusieurs cas de MPS 2 et il semble que nous soyons un des pays le plus touché par cette maladie. (Denis Fiset)